Histoire - Carmel in Burundi and Rwadna

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Histoire

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Les origines de la fondation de Mater Carmeli


Au commencement je voudrais dire quelques mots à propos de contexte dans lequel nous avons pris la décision de commencer la mission au Rwanda. Le début des années quatre-vingt était le temps très dure pour nous. Le gouvernement de Président Jean Baptiste Bagaza commençait à exprimer une hostilité considérable envers tous les missionnaires, non seulement catholiques. Progressivement, tous les missionnaires étaient obligés de quitter le pays, où certains avaient travaillaient des dizaines d’années. Parmi les premiers carmes chassés du pays nous trouvons les Pères Théophile et Jean Kenty. Avec le temps, nous avons vu que c’était un dessein divin, surtout pour nous, les carmes. Nous nous sommes rendu compte que si nous retournons en Pologne en attendant le changement de la politique au Burundi, nous allons nous engager dans le travail pastoral en Pologne avec le risque d’y rester. Ce qui pourrait constituer un danger réel de terminer notre mission en Afrique. Selon moi, cela a été le premier motif de vouloir s’engager dans un pays de la région, concrètement au Rwanda. Ce qui a été finalement notre décision commune. Dans ce contexte j’ai été envoyé au Rwanda, dans le diocèse de Butare, en vue de trouver un lieu où nous pourrons entreprendre le travail dans une paroisse et ouvrir la porte aux autres qui vont quitter le Burundi. Tout était envisagé pour pouvoir continuer notre mission dans la région.

Cette option de trouver asile au Rwanda (le 28 février 1984), va coïncider avec la visite pastorale du Père Patric, Définiteur Générale pour l’Afrique de l’époque, en février 1984. Il a approuvé notre décision en espérant que ce projet d’aller au Rwanda pourrait répondre aux besoins de l’Ordre et à une vision du Père General, Philipe Sainz de  Baranda , de consolider la formation dans le zone francophone. Père Patric, après avoir visité le Rwanda, avait voulu fonder une maison de formation théologique. Au début, après avoir passé les premiers entretiens avec l’évêque de Butare Mgr. Jean Baptiste Gahamanyi, il semblait que ce projet ne sera pas difficile à réaliser. En attendant, l’évêque nous a demandé de nous engager dans une paroisse, et de sa part, il s’est chargé de trouver une parcelle dans la proximité du Grand Séminaire de Nyakibanda, pour que nos étudiants puissent fréquenter dans ce Séminaire interdiocésains.

Quelques mois plus tard, l’évêque de Butare nous a adressé une lettre où il informe que la Conférence Episcopal du Rwanda n’avait pas accepté la demande de la part des Carmes de vouloir s’installer tout près du Séminaire. Dans cette situation, avec l’accord du Définitoire Général, nous avons commencé à chercher un terrain à Butare, qui ne serait pas trop éloigné du Grand Séminaire. En cherchant les parcelles adéquates, nous nous étions déjà installés, moi et Père Emilien Bojko, dans la paroisse de Rugango (le 21 mai 1984).

Dans cette recherche du terrain, le Père Patric a présenté des conditions assez exigeantes. Il a demandé de trouver une parcelle de 5 hectares en ville pour qu’ils n’y aient pas de problèmes de communication, ni de l’électricité ni de l’eau. Ce que l’évêque nous a conseillé, c’est de nous adresser officiellement auprès des gouverneurs municipaux de Butare. Au cours des recherches tous les officiels nous ont dit qu’il est impossible de trouver un terrain de 5 hectares à Butare. L’unique chance qui s’est présenté était le moment où la ville avait décidé de changer la localisation du marché de la ville. On nous a conseillé de commencer à demander ce terrain. N’ayant pas grand choix, nous nous y sommes lancés. Après des innombrables visites dans des plusieurs offices à Butare et Kigali, après avoir écrit des nombreuses lettres de demandes nous avons reçu un terrain d’un peu plus que 3 hectares sur la pente du coté est de la ville (le 17 janvier 2005). Finalement, on nous a accordé ce terrain en entière mais sous certaines conditions. Premièrement, dans le document on a souligné que le terrain est reçu par le diocèse de Butare pour les Carmes. L’officié de Kigali l’a expliqué par la loi de l’époque. Deuxièmement, si après certains temps le terrain ne sera pas exploité selon les plans présentés, le gouvernement a le droit de nous l’enlever.

Ayant déjà le terrain à Butare, selon les souhaits du Définitoire General, après avoir préparé le croquis – le plan architectonique du Centre pour la formation théologique des carmes francophones, nous avons présenté la demande financière auprès d’un organisme allemand, Missio. La réponse est venu positive. Après avoir reçu la première tranche d’argent on a résolument commencé les constructions, qui avançaient rapidement en collaboration avec l’Economat diocésain. Les travaux étaient surveillés par le frère Gracian, de Pères Blanc. Commencement des travaux en aout 1985. L’installation de la communauté, le 4 décembre 1985.
Les travaux étaient déjà bien avancé lorsque nous avons reçu une très courte lettre de la part de Père Général, dans laquelle il nous annonce le changement : Parce que la situation politique au Rwanda n’est pas trop stable et n’assure pas une paix durable ce projet de la construction du Centre de la formation pour nos séminaristes ne sera pas réalisé à Butare, mais à Bukavu. Après cette décision il nous semblait que notre projet n’avait plus de sens. Dans cette époque, la maison généralice, a lançé l’idée de la centralisation de la formation initiale selon les zones linguistiques. Ainsi donc nous n’aurions même pas pu espérer que Butare deviendrait une maison de formation pour nos candidats. Selon les dispositions de l’époque, les circonscriptions devaient envoyer tous les candidats au noviciat commun au Congo, Kananga. Les candidats devraient avoir terminé les études philosophiques dans les séminaires diocésains des pays de leurs provenances.
Dans ce temps plein d’inquiétudes et plein de points d’interrogations, le nouveau Définiteur General pour l’Afrique, père Emanuel Renault est venu à Butare pour une visite fraternelle. Il nous a encouragé à continuer notre présence à Butare qui, dans l’avenir, peut devenir le lieu de la formation initiale pour notre circonscription. Lui-même a rédigé une lettre à Missio pour expliquer les difficultés liés à ce changement d’objectif de la fondation, en demandant également la continuation dans le soutien de ce projet.
Le fait de ne pas pouvoir concevoir l’objectif de la fondation et d’avoir de grands problèmes financiers nous ont poussés à diminuer le projet et à construire les immeubles plus petits par rapport qu’était pévu au début. Aussi, dans ce temps là les sœurs Carmélites Missionnaire Thérésiennes sont venues à Butare en cherchant un terrain pour leur fondation et que nous avons accepté de céder une partie de la parcelle (le 28 avril 1986). A part des motifs familiaux, on craignait de pouvoir perdre le terrain non aménagé selon les plans d’origine et selon des conditions d’état qui nous ont été imposées. Nous avons cédé un peu plus que un demi-hectare avant juin 1986 en faveur des Sœur Carmélites Missionnaire Thérésiennes.

Père Renault nous a aidé à regarder autrement l’avenir de Butare, mais les questions pratiquent restent: comment utiliser les bâtiments déjà construites, comment construire ce qui n’a pas encore été commencé? Comment planifier le reste du projet ? A quoi cette construction va servir ? Dans cette situation la Providence Divine nous a soufflé une solution. La proposition est arrivée de la part des Pères Pallotins, aussi polonais. Ils ont déjà construit leur centre de formation et à la demande du Comité de Religieux de Butare, ils organisaient les journées de recollections, en rythme mensuel. Parce qu’ils ont prévu de commencer une formation au niveau d’inter-noviciat chez eux, ils ont cherché à qui confier l’organisation des journées de recollection. Père Zenon Bazan, supérieur de la maison connaissait nos problèmes et il nous a proposé cette organisation mensuelle des journées de recollections. Ils ont préféré se consacrer entièrement à la formation, et n’ont pas voulu tenir deux œuvres ensemble. Cette proposition nous semblait adéquate à notre charisme et dans la situation pareille c’était une occasion de mieux profiler notre présence et la mission de la nouvelle fondation.

Même avant cette proposition, il y avait déjà des personnes qui demandaient la possibilité de pouvoir passer quelques jours en cadre de la retraite ou passer les simples journées de recollection. L’emplacement et la vie religieuse menait dans cette maison semblaient créer une bonne ambiance pour le recueillement et l’esprit de la prière. Même l’évêque avec son presbyterium demandait de pouvoir passer leurs journées de recollection. Donc, la destination et la mission de la maison commençait à prendre chaire. Les besoins nous ont montré le chemin. C’est ainsi que notre maison s’est transformé petit à petit en Centre de spiritualité.
Au fil et à mesure que le temps passe, les stratégies de la maison généralice ont encore changé. A la fin de sextennat de Père General Philip, nous avons obtenu l’accord pour l’érection du noviciat à Butare. Ce qui ne nous pas empêché de continuer les activités relatives à la Maison de retraite déjà commencé.


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