Introduction - Carmel in Burundi and Rwadna

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Introduction

Carmelite Family

History of the Carmelites


carmelite hermits mount carmelThe Carmelites began on Mount Carmel in Israel in the 12th century as a group of hermits – hence the name Carmelites. In the early 1200′s they asked St Albert of Jerusalem to give them rule of life. They were also inspired by the prophet Elijah who had been associated with Mount Carmel. That influence can be seen by the words of Elijah, “I have been very zealous for the Lord, God of armies” (IKg 19:10) on the Carmelite crest. Within fifty years of receiving their rule the Carmelite hermits were forced to leave Mount Carmel and settled in Europe. The Carmelites needed reform in the 16th century and this was led by Sts Teresa of Avila and John of the Cross. The new Reformed Order was known as the Discalced Carmelites, the word discalced coming from the Spanish word for barefooted, which was a title given to reformed religious orders.

The notion of 'Carmelite Family'


The collective term 'Carmelite Family' refers to the different types of people who feel inspired by the spirituality of Carmel, such as friars, nuns and active sisters,  enclosed heremits and lay people. All these people live out the Carmelite way of life quite differently according to their own circumstances, and in juridically distinct institutions, yet they are united as one great family through the sharing of Carmel's spiritual heritage.

In this section of our website you can learn more about some of these different expressions of 'Carmel', as well as how the notion of 'Carmelite Family' has developed and continues to develop.

Members of the Third Order gathered with Carmelite friars for prayer


The traditional terminology within the Carmelite Family

To understand the term Carmelite Family it helps to know some of the older terminology that historically has been used to distinguish different vocations within Carmel.

It was the Servite Order and Humiliati which originally categorised members into various branches of first, second and third orders. The numbering of these branches is not meant to be hierarchical, but simply reflects the historical sequence in which each group was formalised.

Within a religious congregation the term first order refers to the male religious: hermits and friars (brothers), ordained or unordained, who have publically professed vows of chastity, poverty and obedience.

The second order refers to the enclosed nuns. It was commonly said that these women had 'left the world', though this language is now seen by many nuns as not entirely accurate because they are very much concerned with praying for the Church and Society at large. Although the sisters largely remain within the monastery enclosure, and much of their life is a hidden one, most communities of Carmelite nuns are in contact with 'the world' in various ways.

The third order in fact has two branches: the third order regular, which refers to active religious (such as sisters living the 'apostolic life' out and about 'in the world'); and the third order secular which refers to formally professed members, mostly lay people, also living 'in the world'. The term regular comes from the Latin meaning 'following a rule of life', and the term secular derived from the Latin for 'world', means 'living in the world'. However, the terminology can be a little confusing because members of the Third Order Regular usually live active lives 'in the world', and members of the Third Order Secular follow a rule of life. The distinctions are not always precise! in some more modern religious congregations there are lay affiliates or associates but they are not normally full 'members' of the Order, unlike Tertiary/Secular Carmelites who are fully professed members of Carmel.

Carmelites agree that whether people are in the first, second or third orders, they are all fully members of the Order. All have received formation, and all make some form of profession, that is, a public statement of Carmelite identity and commitment.

Historie de la mission au Burundi et au Rwanda


Avant de faire une ébauche historique de l’arrivée des premiers Carmes Déchaux au Burundi et au Rwanda, il s’avère nécessaire de savoir d’abord comment le Carmel s’est implanté en Pologne, pays de provenance de ces derniers.

1. L’arrivée des Pères Carmes Déchaux en Pologne
En 1604, trois Carmes Déchaux missionnaires, en route vers la Perse, passèrent par la Pologne, où le roi Sigismond les accueillit avec joie. Cette rencontre est à l’origine de la fondation du premier couvent polonais à Cracovie (1605) qui est devenu le berceau des autres couvents. Le Carmel, en Pologne,  connut une floraison de vocations. Le Chapitre Général des Carmes Déchaux de la Congrégation italienne qui a eu lieu le 14 mai 1617 décida de diviser cette congrégation en provinces et, parmi les six premières provinces, figurait la Province polonaise  du Saint Esprit, composée par trois couvents des frères (Krakòw, Lublin et Lwów) et un couvent des moniales (Krakòw). Cette Province s’est vite développé et a engendré une autre province de Saint Casimir sur le territoire de Lituanie, que le centre de l’Ordre a approuvé en 1737.

2. Déclin et restauration du Carmel en Pologne
Ces deux provinces s’affermirent et donnèrent beaucoup de fruits. Malheureusement, vers la fin du 18 ème siècle, la Pologne perd son indépendance. Tout au long du 19 ème siècle, elle est écartelée, partagée entre la Russie, la Prusse (Allemagne actuelle) et l’Autriche. Durant ce temps où la Pologne en tant qu’État n’existait pas, beaucoup de couvents religieux furent aussi fermés. En plus, les puissances dominantes interdirent de continuer d’accueillir les jeunes dans leurs maisons de formation. C’est pourquoi même les couvents qui n’étaient pas fermés ne pouvaient pas espérer survivre longtemps. À ce qui concerne le Carmel, il ne resta que le couvent de CZERNA. Ce dernier, depuis le 15 novembre 1875, le Définitoire Général l’attacha à la semi province carmélitaine d’Autriche. C’est de cet unique couvent que le Carmel masculin en Pologne va refleurir grâce à l’œuvre de Raphaël de Saint Joseph (Kalinowski) qui, depuis 1883, y assura la fonction de prieur. Notons que dans cette œuvre, il était aidé par quelques pères venus de l’Autriche, de la France et de la Belgique.

2.1. Saint Raphael de saint Joseph
Lorsque le Père Raphael Kalinowski entreprit l’œuvre de restaurer la Carmel la Pologne n’avait pas encore retrouvé son indépendance et sa liberté religieuse. Néanmoins, l’Église Catholique pouvait célébrer le mystère du Seigneur en public dans la partie d’occupation autrichienne. Le père Raphaël a vite saisi cette occasion pour lancer l’œuvre de la restauration du Carmel. En tant que vicaire provincial et visiteur des monastères des carmélites, il les aida à fonder deux monastères dont un en Ukraine. Encouragé par le Proposé général de l'Ordre des Carmes Déchaux, le père Gotti, il fonde un couvent masculin à WADOWICE et un petit séminaire dont le but est de former des garçons qui ont un attrait vocationnel pour le Carmel. Son ministère rejoint aussi les fidèles laïcs en organisant le Tiers-Ordre séculier et les Confraternités du Carmel. Il avait aussi le souci de recouvrer les archives conventuelles du passé, dispersées lors des suppressions des monastères. De nombreux documents relatant l'histoire des anciens couvents seront retrouvés et publiés sous le titre: «Chroniques Carmélitaines». Plusieurs ouvrages carmélitains seront aussi publiés grâce à son initiative.
Le père Raphaël de Saint Joseph est « le vrai restaurateur » des Carmes en Pologne, non seulement par les fondations qu’il a réalisé et diverses initiatives qui ont contribué à l’essor du Carmel en Pologne, mais et surtout par sa vie d’union profonde avec Dieu, soutenu par l’oraison, le recueillement, le silence, l’austérité de vie et son humble service aupres de ses confrères et de tous les fidèles. C’est ce qu’il aimait dire: «Notre tâche principale au Carmel est de converser avec Dieu en toutes nos actions».
Il est mort le 15 novembre 1907 à Wadowice et à Czerna où il avait longtemps assuré la fonction de prieur. Il fut canonisé par le pape Jean Paul II à Rome le 15 novembre 1991. Les pères Carmes ont essayé de poursuivre l’œuvre commencé par le père Raphaël  si bien  que le chapitre général de l’Ordre du 1 mai 1920 a officiellement restitué la Province polonaise du Saint Esprit.

2.2. Vers le resurgissement du Carmel en Pologne.

Quelques années après la mort du Père Raphael, en 1918, la Pologne retrouve son indépendance même si les difficultés politiques et un régime autoritaire sous le commandement du général Józef Pilsudski ne cessent pour autant. Durant cette période, le Carmel masculin comme le Carmel féminin s’est bien développé. Ce développement a été freiné par la seconde guerre mondiale (1939-1945). En effet, la Pologne subira la politique d’extermination nazie. À la fin de la guerre, même si la Pologne est classée parmi les vainqueurs, elle ne trouva pas pour autant la liberté. Elle passe d’un régime  totalitaire à un régime communiste jusqu’en 1989. Le gouvernement polonais, totalement soumis aux autorités de Moscou, était obligé d’introduire l’athéisme dans tous les secteurs de la vie. Les chrétiens étaient donc persécutés.
Mais, grâce à la foi fervente des polonais, à l’unité de l’Église catholique, à l’aide de Dieu et à la spéciale protection de la Vierge Marie, la vie religieuse ne s’est pas éteinte. C’est aussi grâce à cette divine providence que les Frères Carmes Déchaux ont pu, non seulement garder leur couvents, mais aussi revendiquer avec succès leurs propriétés réquisitionnées  et réaliser d’autres fondations même en dehors de la Pologne.

3. Genèse de la mission des Carmes Déchaux au Burundi
En 1969, eut lieu le chapitre provincial à Cracovie. Parmi les questions traitées figure la préparation de la célébration du jubilé d’or de la restauration de la province des Carmes Déchaux en Pologne qui devrait avoir lieu en 1970. La question qui se posait était celle de savoir comment remercier le Seigneur pour toutes les grâces qu’Il a accordé à la Province depuis son existence, mais et surtout durant les 50 dernières années. C’est dans ce contexte que l’idée d’une mission ad gentes va surgir. En fait, certains frères carmes se sont rendus compte que pour rendre vraiment grâce à Dieu, il faille lui offrir, non pas un petit monument ou tableau, mais un don beaucoup plus précieux et qui durera longtemps. C’est pourquoi, tout en cherchant à répondre à l’invitation du Concile Vatican II, le chapitre provincial du 27 juin 1969 examina la proposition d’envoyer quelques missionnaires en Afrique. Unanimement, les pères capitulants se montrèrent favorables à cette idée.
Pour réaliser cet engagement, le chapitre décida d’envoyer aussitôt le père Léonard Kowalòwka (secrétaire de mission) en Afrique afin qu’il puisse recueillir les informations nécessaires pour cette éventuelle fondation. Durant les mois de mai et de juin 1970, il effectua un voyage en République Démocratique du Congo (Zaire) afin de se rendre compte de la réalité  et de voir les possibilités d’implanter le Carmel dans la région des Grand Lacs. Il y rencontra plusieurs Évêques qui lui montrèrent l’immense champ d’apostolat.
À la fin de son tournant, le père Léonard séjourna à la PAR (Procure d’Accueil pour les missionnaire au centre de Bujumbura) où il attendait son avion qui allait le ramener en Pologne. C’est là qu’il rencontra providentiellement Mgr Joseph Martin, évêque de Bururi (Burundi). Le père Léonard lui parla à propos de son voyage. Mgr Joseph invita immédiatement le père Léonard à venir visiter son diocèse avant de retourner dans son pays. En même temps, Mgr Martin prépara un projet d’accord préliminaire où il présenta en détail toutes les possibilités d’une activité missionnaire dans son diocèse, en proposant tout particulièrement la paroisse de Mpinga.
Cette paroisse a été créée en 1945 par les Pères Blancs (Missionnaires d’Afrique). En raison du manque des prêtres, ils venaient de décider de la quitter. Mpinga est situé au sud du pays, dont l’accès est difficile. Ce qui ouvrait aux frères carmes plus de possibilités d’exercer un apostolat diversifié : évangélisation, éducation, œuvres caritatives,...
Dès son arrivée en Pologne, le père Léonard présenta au conseil provincial toutes les propositions recueillies en Afrique. Parmi les nombreuses propositions et projets, le conseil provincial adopta, le 9 novembre 1970, le projet de Mgr Martin et décida de commencer les démarches pour la fondation dans le diocèse de Bururi (à Mpinga).
Le père provincial, Remigiusz Czech, s’adressa immédiatement au Définitoire Général en demandant la permission d’entreprendre les travaux pour l’implantation du Carmel thérésien au Burundi (Afrique).
Le 5 février 1971, le Définitoire Général approuve cette nouvelle mission carmélitaine au Burundi et promet aux missionnaires polonais leur soutien dans cette œuvre de fondation. Le 22 juin du même année, la messe d’envoie en mission eut lieu à POZNAN. C’était un moment plein de joie !
Après deux mois de recyclage dans le cours de français à Paris et le pèlerinage à Lisieux pour demander la force de l’Esprit Saint par l’intercession de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne des Missions, les onze premiers missionnaires se rendirent à Rome où ils reçurent la bénédiction de sa Sainteté le pape Paul VI avant de continuer leur voyage vers l’Afrique. Il s’agit de 9 prêtres : Père Léonard Kowalowka (vicaire provincial), Teofil Kapusta, Kasjan Dezor, Jan Kanty Stasinski, Klaudiusz Spyrka, Edmund Wrzesinski, Sylwan Zielinski, Eliasz Trybala, Kamil Ratajczak et 2 frères non-clecs :  Marceli Szlosarczyk et Sylwester Szypowski.
Le 1 septembre 1971, ils arrivèrent à Bujumbura, capital du Burundi. Sept d’entre eux se rendirent immédiatement à Muyange pour l’étude du Kirundi. Faute  de places, les autres se repartirent entre diverses autres missions : le Père Teolfil à Mpinga, Jean Kanty à Mabanda, le frère Marcel à Buta et le frère Sylwester à Matyazo. Après six mois d’étude du Kirundi et une année  de stage dans les différentes paroisses des Pères Blancs, ils regagnèrent leur poste missionnaire à Mpinga en 1973 où ils reprirent la vie communautaire.
En accord avec Mgr Martin et en vue de répondre à la demande de l’archevêque de Gitega, Mgr André Makarakiza, les pères carmes envisagèrent de fonder une autre paroisse à Ndova prenant une partie de Bukirasazi. Finalement, à cause des difficultés, ce projet fut abandonné.
Comme la vaste paroisse de Mpinga vient d’être inséré dans un nouveau diocèse de Ruyigi, le nouvel évêque, Mgr Joachin Ruhuna, suggéra de diviser la paroisse de Mpinga en deux parties en créa une nouvelle paroisse à Musongati. L’idée plut aux Carmes. Le 13 septembre 1973, les pères Jean Kenty et Kamil, ainsi que le frère Marcel s’installent à Musongati pour suivre de près les travaux de construction pour cette nouvelle mission. La création officielle de la paroisse eut lieu le 6 janvier 1974 par la bénédiction de Monseigneur Joachin Ruhuna qui a remis les clés de la paroisse au père Jean Kenty, curé de la paroisse.
Le vicaire provincial, dont le rôle était de guider les travaux d’implantation du Carmel au Burundi, retourna en Pologne au bout d’une année avec deux frères qui avaient été découragé par les difficultés de la langue et effrayé par les massacres de 1972.
En 1975, deux nouveaux missionnaires arrivent au Burundi. Il s’agit  de père Joseph Trybala et Jan Walek. En 1976, deux autres pères, Barthélemy Kurzyniec et Nazaire Kwiatkowski, embarquent pour la mission. Durant la même époque, le noviciat est érigé à Mpinga pour accueillir les jeunes burundais qui, séduit par l’idéal et le projet de vie de fils de Thérèse, demandèrent d’entrer dans l’Ordre des Carmes Déchaux.

4. Les Carmes Déchaux au Rwanda
Le 1 novembre 1976, un coup d’Etat porte au pouvoir Jean Baptiste Bahaza. Avec ce nouveau régime militaire commence une nouvelle ère dans l’histoire de l’évangélisation du Burundi. En effet, avec cette seconde république, commencent les menaces contre les missionnaires. Nos Pères Carmes ne furent pas épargnés par les expulsions systématiquement organisées : ceux qui n’avaient pas reçu l’ultimatum de quitter le pays dans 24 heures, le renouvellement du visa d’établissement leur fut refusé. Les pères Théophile et Jean Kenty firent partie du second convoi en 1979. Les derniers quittèrent le Burundi en 1985. Certains pères, au lieu d’aller en Pologne, vinrent au Rwanda. Ils trouvèrent asile dans le Diocèse de Butare (au Sud du Rwanda). Ils s’installèrent, depuis 1984, à la paroisse de Rugango où ils restèrent jusqu’au 30 juin 1990.
En 1985, ils commencèrent à construire le Couvent « Mater Carmeli », un centre de spiritualité et une maison de formation (postulat et noviciat) dans le diocèse Butare.
En 1986, les pères carmes ouvrent une nouvelle mission dans le diocèse du Ruhengeri (au Nord du Rwanda). Il s’agit de l’actuelle paroisse carmélitaine de Gahunga. Elle fut créée officiellement le 1 avril 1986 avec la bénédiction de Mgr Phocas Nikwigize, évêque de Ruhengeri.
Dès le début de 1990 (le 2 février), comme la situation au Burundi commençait à se stabiliser et que Mgr Nduhirubusa Joseph, nouvel évêque de Ruyigi, invitait les Carmes Déchaux à venir récupérer leur paroisse de Musongati. Étant donné qu’au Burundi il y avait carence de prêtres, les Carmes ne pouvaient pas ne pas répondre à cette sollicitation. Pour cela, ils étaient obligés d’abandonner l’une de deux paroisses qu’ils tenaient au Rwanda. Avec l’avis du Définitoire général et en accord avec Mgr Jean Baptiste Gahamanyi, ils quittèrent la paroisse de Rugango le 30 juin 1990 et retournèrent au Burundi. Ils s’installèrent à Musongati.
En 1999, le Scolasticat sainte Thérèse Benedicte de la Croix est ouvert. Les étudiants vont fréquenter le Grand Séminaire de Bujumbura. Bien que ce soit une petite maison située au centre ville, la présence des Carmes Déchaux attirent beaucoup de gens qui veulent se recueillir et entrer dans l’intimité avec le Seigneur. L’afflux de fidéles qui viennent pour le sacrement de reconcilliation et la direction spirituelle montre combien ils ont soif de rencontrer le Seigneur.
L’année 2009 marque une étape importante dans l’implantation du Carmel au Burundi et au Rwanda. La Délégation a décidé de réaliser une nouvelle fondation. Le terrain fut trouvé à Gitega. En même temps, les Carmélites Déchaussées sont venu s’installer en réalisant le désir d’avoir les moniales carmélitaine au Burundi, qui jouissait dans les cœurs des missionnaires depuis les années quatre vingt. Elles ont effectué ce qui a été lancé par les moniales polonaise mais à cause de la guerre jamais rélisé.


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