Le décès du Père OLIVIER relaté aux fils des jours …

11th September 2013

DSC00582C’est depuis  la matinée de ce mercredi  11 septembre,  que la grande famille carmélitaine a été frappée par l’épreuve du décès de l’un des ses fils, le Père OLIVIER SALUMU. La longue tragédie de la disparition du Révérend Père Olivier Namegabe Salumu a commencée le jeudi 15 août 2013 dans la matinée quand il a connu un accident de circulation sur le chemin de retour, après la célébration eucharistique dans le secteur  « Camp T.V ».

Dieu merci, le secours n’avait pas trainé, et le pire a été évité. A ses côtés, le frère Benjamin qui avait retrouvé la conscience, a alerté des fidèles  et d’autres personnes qui étaient de passage, et a même réussi à convaincre un taximan de voiture pour acheminer la victime aux soins, non loin de là, à  l’hôpital de Ciriri.  Le père Olivier a été tout de suite admis aux soins intensifs.  Le frère Benjamin, quant à lui, a passé une nuit à l’hôpital général de référence de Bukavu sous contrôle des médecins pour une prévention d’une probable menace.

Grâce à notre Dieu,  le frère est retourné à la communauté le lendemain de l’accident  mais le Père Olivier est resté aux soins intensifs pendant quelques jours. Sa situation promettait déjà, il ne restait qu’à demander aux médecins sa sortie de l’hôpital.  Mais, comme il s’agissait d’un accident de circulation, et pour être sûr que tout allait pour le mieux, la famille carmélitaine de Bukavu a demandé aux médecins de permettre au Père Olivier de se rendre à Kigali à l’hôpital Roi Faysal afin de passer au scanner pour s’assurer qu’il n’a pas d’hémorragie quelque part.

C’est ainsi qu’en date du 5 septembre, le jeudi passé, il est arrivé à Kigali en compagnie de la Sœur Furaha, carmélite missionnaire thérésienne qui est infirmière, et du Père Edmond Shabani. De Kigali, le Père Edmond nous a fait signe que le malade allait mieux et rien de grave à signaler après les analyses données sur scanner.

A la communauté tout était prêt pour accueillir le Père Olivier qui devait revenir le Samedi 7 septembre. C’est le même samedi qu’on nous dira qu’il ne pouvait pas rentrer directement par la communauté mais qu’il devait transiter par l’hôpital où il pourra rester sous surveillance des médecins en attendant que tout se régularise.

Le dimanche 8 septembre, la plâtre qu’il avait sur la main droite fracturée, était enlevée. C’était  déjà là un pas non négligeable. Tous, on savait que c’est le mardi 10 septembre soir que le Père Olivier il devait être parmi nous et poursuivre sa cure en communauté. Le mardi,  il n’est pas arrivé. Mais les nouvelles étaient rassurantes qu’il allait mieux, mais que les médecins on voulu le garder sous surveillance pendant trois jours de plus, donc c’est probablement le vendredi 13 septembre qu’il devrait finalement revenir en communauté.

C’est ce matin, 11 septembre, aux environ de 5h 00 que nous avons reçu un appel urgent venant de l’hôpital demandant au Père Guillaume Kalumuna, vicaire à la paroisse de cimpunda et curé ad interim à l’absence du curé, le Père Olivier, de s’y  rendre car l’état du père ne promettait plus et qu’il a été reconduit dans la salle d’urgence. Et ce qui devait arriver arriva : le curé de la Paroisse de Cimpuda  s’en est allé vers la Maison du Père.père olivier

Ne voulant pas troubler l’atmosphère de la messe matinale, nous avons attendu la fin de la célébration pour faire cette annonce aux fidèles chrétiens qui étaient encore dans l’enclos de la paroisse, quand subitement  la cloche a commencé à retentir ; tous étonnés, ils se demandaient pourquoi la cloche devrait sonner après la messe ! C’est l’annonce de la triste et émouvante nouvelle : Le Révérend Père Curé n’est plus ! Des cris de douleur, personne n’a pu contrôler ses émotions, d’un coup, tous ont fondu en larme … Oui c’est dur, personne ne pouvait y croire, mais c’est arrivé.

Les immenses œuvres que le Père Olivier vient de laisser derrière lui peuvent témoigner de son engagement dans la pastorale paroissiale: la meilleure grotte construite pour la Vierge Marie, patronne de la Paroisse ; un joli clocher ; des nouveaux instruments musicaux et  de sonorisation ; l’ordre dans la liturgie et dans l’administration ; la régularité aux messes dans des secteurs ; et plus touchant encore, c’est la construction d’une nouvelle Eglise pour le secteur de Biname et de l’école pour les enfants déplacés de guerre.  C’est encore trop tôt pour le « béatifier », peut être, mais nous y croyons.

En attendant le programme des obsèques qui doit incessamment être donné par le Père JAN, le responsable de la Délégation Générale ‘Saint Joseph’  des carmes du Congo dont le Père Olivier fut membre et 3e conseiller, son corps vient d’être levé de l’hôpital de Ciriri pour la morgue de l’hôpital général provincial de Bukavu.

Rappelons que le Père Olivier est né à Bukavu en 1977 et a été ordonné prêtre carme déchaux en 2009. Il est le troisième prêtre carme déchaux à entrer dans la vie après le Père Laurent Kapuku (23 juillet 2005) et Théophile TwagiraYezu (25 septembre 2011)

« Paix à son âme, que la terre de nos ancêtre lui soit douce ! »

par le Frère Augustin BANYUNGU,

postulant carme

 

Categories: The African Carmel

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